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ETS GuilletCouvreur zingueur
Faîtage d'une couverture en ardoise coiffé de tuiles de terre cuite, clocher en arrière-plan

Urgence et dépannage

Fuite entre les tuiles : d'où vient l'eau, ce qui se répare et ce qui se refait

L'eau passe entre les tuiles alors qu'aucune n'est visiblement cassée : c'est l'une des fuites les plus déroutantes, parce que la couverture semble intacte vue du sol. Voici ce qui laisse réellement passer l'eau sous un rang de tuiles, comment le repérer sans monter sur le toit, ce qu'une réparation ponctuelle règle et le moment où elle ne suffit plus.

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4,8/5

39 avis Google, sur la fiche de l'entreprise

Voir les 39 avis sur Google
  • Septembre 2026

    Entreprise très sérieuse, très bon travail rapide et soigné ! Entreprise très réactive et sérieuse ! Venu chez moi travailler et pas du tout déçu !

    Willy Thomas
  • Avril 2026

    Une excellente prestation au tarif très compétitif. M. Guillet travaille avec efficacité (démoussage toiture et nettoyage façade) rendant notre maison toute pimpante ! Très bon contact, rassurant et performant ! Un grand MERCI ! Nous recommandons sans réserve !

    Emmanuel Bichon
  • Février 2025

    Couvreur au travail très soigné et de bon conseil. Nous avons fait appel à eux de nombreuses fois notamment pour des travaux de pose de gouttière, pose de zinc sur cheminée et pose de sortie/entrée d'air. Je recommande vivement.

    James Demarle
  • Mars 2025

    Entreprise sérieuse, à l'écoute et qui explique leur intervention de A à Z. Très bon travail. Je recommande.

    Benoit Biret
  • Février 2025

    Entreprise au top, travail sérieux et soigné, cela fait deux fois que nous faisons appel à l'entreprise Guillet et nous continuerons.

    Rémy Thomazic
  • Février 2025

    Travail sérieux et de qualité ! Nous recommandons. Merci Mr Guillet et à son équipe.

    Élisabeth Briand
  • Février 2025

    Très bon couvreur, attentif à la demande de ses clients, je le recommande.

    Chantal Doudard
  • Juillet 2023

    J'ai fait appel à leurs services, qualités au top, à l'écoute des demandes, je recommande ce professionnel.

    Yoann Lizé
  • Août 2022

    Très réactif, travail soigné et de bons conseils. Je recommande.

    Jean-Luc Menuet

Publié le · 12 min de lecture · Par , ETS Guillet

La réponse courte

  • Une fuite « entre les tuiles » vient presque toujours d'un point singulier ou d'un support fatigué, rarement du plein de la couverture : faîtage, solin, noue, rive, tuile glissée, écran de sous-toiture percé.
  • Les tuiles ne sont pas étanches seules : elles évacuent l'eau, et c'est l'écran de sous-toiture, la pente et les recouvrements qui font le reste. Un écran vieilli ou déchiré fait fuir une toiture dont les tuiles sont saines.
  • Remontez la tache dans l'axe de la pente, depuis le plafond vers le faîtage : l'entrée d'eau est plus haut que la tache, parfois de plusieurs mètres.
  • Ne posez ni silicone ni mousse expansive entre les tuiles : le joint emprisonne l'eau et se décolle au premier gel.
  • Une ou deux tuiles à remplacer se règlent en une visite ; des tuiles friables, un écran déchiré ou des fuites qui se multiplient appellent une reprise de versant.

Pourquoi l'eau passe sous des tuiles qui paraissent saines

Une couverture en tuiles ne fonctionne pas comme un toit étanche. Elle fonctionne comme un déversoir : chaque tuile recouvre la suivante, l'eau ruisselle de rang en rang jusqu'à la gouttière, et la forme de la tuile, ses emboîtements et ses ondes empêchent l'eau de remonter. Sous la pluie normale, une partie de l'eau passe quand même sous la tuile, poussée par le vent ou aspirée par capillarité dans les recouvrements. C'est prévu : cette eau tombe sur l'écran de sous-toiture ou sur le voligeage, et rejoint la gouttière en dessous des tuiles.

Une fuite apparaît quand ce deuxième niveau de protection ne tient plus, ou quand l'eau trouve un chemin que le système n'a pas prévu. L'écran est déchiré, perforé par un clou, plié à un point bas où l'eau stagne. Un liteau a pourri et laisse la tuile pencher. Un rang est trop faiblement recouvert parce que la pente de la toiture est inférieure à celle qu'exige le modèle de tuile. Dans tous ces cas, la tuile elle-même peut être intacte : le défaut est sous elle.

C'est ce qui rend ces fuites trompeuses. Vous montez, ou quelqu'un monte, vous ne voyez aucune tuile cassée, et vous concluez que la couverture est bonne. Or une tuile entière peut avoir glissé de deux centimètres et laisser un jour au recouvrement ; une tuile fendue sous sa face visible, ou fêlée à l'endroit où elle repose sur le liteau, se lit mal depuis le dessus. Le contrôle le plus utile se fait souvent depuis les combles, en regardant la sous-face, et non depuis le toit.

Il faut enfin distinguer deux phénomènes qui se ressemblent. Une vraie fuite apparaît pendant ou juste après la pluie, et sa tache grandit au fil des épisodes. La condensation, elle, se manifeste par un ruissellement sur la sous-face des tuiles ou du pare-vapeur par temps froid et humide, sans qu'il ait plu ; elle vient d'une ventilation insuffisante des combles. Les deux se corrigent différemment, et confondre l'une avec l'autre conduit à refaire une couverture qui n'avait rien.

  • la tuile évacue l'eau, l'écran de sous-toiture et la pente garantissent l'étanchéité ;
  • une tuile intacte ne prouve pas une couverture saine : le défaut est souvent dessous ;
  • une infiltration qui suit la pluie est une fuite ; un ruissellement par temps froid sans pluie est de la condensation.

Les six endroits où l'eau entre le plus souvent

Sur une toiture en tuiles, la fuite se trouve dans la grande majorité des cas à l'un de six endroits, et presque jamais au milieu d'un versant uniforme. Les connaître permet de regarder au bon endroit, depuis le sol ou depuis les combles, avant même qu'un couvreur monte.

Le faîtage d'abord. Les tuiles faîtières sont posées à sec ou scellées, et le mortier de scellement vieillit : il se fissure, il se décolle, il tombe par morceaux dans la gouttière. Une faîtière qui bouge laisse l'eau gagner la ligne de faîte, d'où elle descend le long des chevrons. Le signe typique est une tache qui suit la pente, haute dans la pièce, et qui apparaît par pluie accompagnée de vent.

Le solin ensuite, c'est-à-dire la bande qui assure l'étanchéité entre la couverture et un mur, une cheminée ou un conduit. Il est en zinc, en plomb ou en aluminium, ou encore en bande de solin collée. Quand il est collé, la colle vieillit ; quand il est en métal, il est mal engagé ou mal fixé. La noue, qui reçoit l'eau de deux versants, est le troisième point, avec sa pente à tenir et ses rives à entretenir. Les rives et les arêtiers, enfin, sont exposés au vent, et la cheminée, la lucarne et la fenêtre de toit multiplient les raccords.

Les autres points se rangent dans deux catégories : les pénétrations et les chevauchements. Une sortie de ventilation, un chapeau de cheminée, une antenne ou un capteur fixés sans soin traversent la couverture et créent un point d'eau. Une pièce de zinc mal engagée sous le rang supérieur laisse passer l'eau sans bruit pendant des années, jusqu'à ce que le bois soit atteint. C'est pour cela qu'un couvreur commence par les points singuliers avant de regarder le plein de la couverture.

  • le faîtage : mortier de scellement fissuré, faîtières mal calées ;
  • le solin : collé qui s'est décollé, métal mal engagé ou mal fixé ;
  • la noue : pente insuffisante, tôle percée, débris accumulés ;
  • les rives et les arêtiers : vent, tuiles de rive soulevées ;
  • les pénétrations : cheminée, ventilation, fenêtre de toit ;
  • les raccords entre deux couvertures ou deux pentes.
Ouvrage de zinguerie en tête de toiture tuile, façonné sur mesure
Solin de zinc au raccord d'une toiture en tuiles : l'un des points où l'eau entre le plus souvent — chantier ETS Guillet

Repérer l'entrée d'eau sans monter sur le toit

Vous n'avez pas besoin de monter pour avancer le diagnostic, et vous ne devriez pas le faire sur une toiture humide. Trois observations, faites depuis le sol et depuis la trappe des combles, suffisent à orienter un couvreur et à gagner une visite.

Depuis le sol, regardez la couverture avec des jumelles ou l'objectif d'un téléphone en zoom, par temps sec et lumière rasante. Cherchez une tuile dont l'alignement ne suit plus celui des voisines, un rang qui ondule, une faîtière décalée, un morceau de mortier tombé au pied du mur, un solin soulevé ou noirci. Photographiez le versant entier puis les détails : ces photos permettent à un couvreur de dire par téléphone si la cause est probable ou non.

Depuis les combles, la sous-face des tuiles est plus parlante que le dessus. Une trace d'eau sur un chevron ou sur le pare-pluie, un liteau noirci, une laine de verre gorgée d'eau à un endroit précis, un rai de lumière entre deux tuiles : chacun dit où et comment l'eau passe. Un rai de jour n'est pas toujours une fuite, car les tuiles à emboîtement laissent passer un peu d'air, mais un rai de jour large, avec de la poussière blanche ou des traces de ruissellement dessous, désigne un jour au recouvrement.

Le troisième indice est le moment. Une tache qui n'apparaît que par pluie venue de l'ouest désigne un versant ou un pignon exposé. Une tache qui apparaît après chaque averse, quelle que soit la direction du vent, désigne plutôt un point bas : une noue, un solin, un écran qui retient l'eau. Notez ces observations avec la date : elles abrègent la recherche de fuite.

  • par temps sec, photographier le versant entier puis chaque détail suspect ;
  • depuis la trappe, chercher une trace d'eau sur le pare-pluie, un liteau noirci, une laine mouillée ;
  • noter si la tache suit la pluie de l'ouest ou toutes les pluies ;
  • ne jamais marcher sur les tuiles : elles se brisent sous le poids et la chute coûte plus cher que la fuite.

La tuile elle-même : cassée, glissée, gélive ou poreuse

La tuile reste la première suspecte, et elle l'est souvent à tort ou à moitié. Il faut distinguer quatre états, parce que la réparation n'est pas la même. La tuile cassée est la plus simple : un choc de grêle, une branche, un pas maladroit, et un morceau manque. La tuile fendue sous sa face visible est plus discrète. La tuile glissée a quitté son emplacement d'origine, parce que son crochet ou son clou a cédé, et laisse un jour au recouvrement. La tuile gélive, enfin, se délite par feuillets après que l'eau absorbée a gelé dans ses pores.

Les deux dernières sont celles qui font fuir une toiture dont l'aspect est correct. Une tuile glissée se remet en place et se fixe, au crochet ou au clou selon la pente et l'exposition au vent, mais on ne s'en tient pas là : si l'une a glissé, ses voisines tiennent aussi par un fil, et on en contrôle une dizaine autour avant de refermer. Une tuile gélive, elle, ne se sauve pas : lorsque plusieurs d'entre elles s'effeuillent sur un même versant, c'est l'ensemble de la série qui est en fin de vie, et l'on remplace le versant, pas la tuile.

La porosité compte aussi. Une tuile béton non traitée, ou dont la couche de finition a été arrachée à la haute pression, absorbe l'eau puis la rend, et sa face supérieure verdit vite. Une tuile terre cuite ancienne, non vernissée, boit davantage qu'une tuile récente, sans que cela nuise tant que le support dessous est sain. Le critère n'est pas qu'une tuile soit poreuse, car toutes le sont un peu, c'est qu'elle ne reste pas gorgée d'eau pendant des jours.

Reste le remplacement à l'identique. On trouve difficilement une tuile ancienne à l'unité, et un couvreur pose parfois une tuile récupérée ailleurs sur la maison, par exemple sur un versant peu visible, en échange d'une neuve. Sur une couverture ancienne, ce geste vaut mieux que l'écart de teinte d'une tuile neuve au milieu d'un rang patiné. Il demande de savoir où sont les versants qui n'ont pas besoin de la tuile récupérée, ce qu'on décide sur place, pas au téléphone.

L'écran de sous-toiture : la protection que personne ne voit

Sous les tuiles, sur les chevrons, la plupart des toitures posées depuis les années quatre-vingt-dix portent un écran de sous-toiture : une membrane souple, perméable à la vapeur, qui reçoit l'eau passée entre les tuiles et la conduit vers la gouttière. Les toitures plus anciennes n'en ont pas, et l'étanchéité tient alors aux tuiles seules, avec des recouvrements généreux et une pente qui les fait fonctionner. Selon l'âge de la maison, la fuite n'a donc pas la même explication.

Quand l'écran existe, il vieillit. Les UV qui passent par les jours de la couverture, la chaleur sous les tuiles, les poussières, les clous mal posés le fatiguent. Un écran déchiré, décroché, pincé sous un liteau ou plié sans pente laisse l'eau stagner puis s'infiltrer. Il peut aussi rester en bon état et mal terminer : une remontée contre un mur sans solin, une jonction en bout de lé sans recouvrement, une traversée de cheminée qui n'a pas été reprise. Ces défauts se trouvent à la dépose, rarement avant.

La pente joue le rôle d'arbitre. Chaque modèle de tuile a une pente minimale, fixée par son fabricant et par les règles de l'art pour l'exposition, l'altitude et la longueur du rampant. En dessous, les recouvrements ne suffisent plus et l'eau remonte sous les tuiles quand le vent la pousse. Une toiture trop plate pour sa tuile ne se répare pas tuile par tuile : on change de couverture ou on ajoute un écran et des accessoires adaptés. Voilà pourquoi une fuite chronique sur un versant peu incliné est un problème de conception avant d'être un défaut d'entretien.

Ce niveau de diagnostic est aussi ce qui sépare une visite utile d'un devis au hasard. Si un couvreur vous propose de refaire tout le versant sans avoir regardé sous les tuiles, ou à l'inverse de poser un produit sur la toiture sans avoir cherché l'entrée d'eau, vous avez le droit de demander ses photos. Les nôtres montrent ce qu'on a trouvé, à quel endroit, et pourquoi la réparation retenue est la bonne.

Réparer, reprendre un versant ou refaire : où passe la frontière

Il y a trois niveaux d'intervention, et la bonne réponse est rarement la plus lourde. La réparation ponctuelle remplace ou remet en place quelques tuiles, reprend un solin, refait un scellement de faîtage ou une noue. Elle suffit quand la fuite a une cause unique et localisée, et que la couverture autour est saine. Elle se fait le plus souvent en une visite, nacelle ou échelle selon l'accès, et son résultat se constate à la pluie suivante.

La reprise de versant intervient quand la cause est sous les tuiles ou diffuse : écran déchiré sur une large zone, liteaux pourris, tuiles friables sur un pan entier. On dépose les tuiles du versant, on contrôle et on remplace les bois atteints, on pose un écran neuf si besoin, puis on repose les tuiles saines en complétant avec des tuiles de même modèle. C'est la bonne réponse quand le reste de la toiture est en bon état et que le désordre est local.

La réfection complète se discute quand plusieurs versants fuient, quand les tuiles se délitent partout, ou quand la pente n'est plus compatible avec le modèle posé. Elle ne se décide pas sur un seul critère : l'âge de la toiture, la proportion de tuiles saines, la charpente, le projet de la maison (isolation, extension, fenêtres de toit) entrent tous en ligne de compte. Dans certains cas, passer à une couverture plus légère et plus durable que la tuile d'origine est un choix raisonnable, par exemple en aluminium posé sur panneaux, qui élimine le glissement de tuiles et le gel.

Notre règle est de proposer le niveau le plus bas qui règle vraiment le problème, et de le dire quand il y en a un moins coûteux. Une réparation qui ne tient pas est plus chère qu'une reprise bien faite, mais une réfection proposée sur une toiture qui n'avait besoin que de trois tuiles serait une faute. C'est ce que le contrôle sous les tuiles, photographié, permet d'établir.

Pourquoi le silicone, la mousse et les colmatages ne tiennent pas

Face à une fuite entre deux tuiles, la tentation est de boucher le joint. Silicone, mastic, mousse expansive, colle de réparation, bande bitumineuse adhésive : le rayon de bricolage propose tout cela, et rien ne convient à une couverture en tuiles. La raison est de principe. Les tuiles sont conçues pour que l'eau passe dessus et s'écoule : lui fermer le chemin en un point la renvoie vers le point voisin, souvent pire. Le joint retient l'eau au lieu de la laisser s'écouler et la fait remonter par capillarité.

Il y a aussi une raison de mise en œuvre. Un produit posé sur une tuile humide, sale ou moussue n'adhère pas ; il se décolle au premier gel, ou il se fendille avec les dilatations d'été. La tuile prend et rend plusieurs fois par jour l'eau et la chaleur : aucun joint rigide ne suit ce mouvement longtemps. Quand le couvreur intervient ensuite, il doit retirer le produit avant de réparer, ce qui ajoute une heure de travail et abîme parfois la tuile.

La bâche, elle, est le bon geste d'urgence, à condition d'être posée correctement : tendue du faîtage au-delà de la gouttière, fixée sur la charpente et non sur les tuiles, lestée sur toute sa longueur. Mal fixée, elle prend le vent comme une voile et arrache les tuiles qu'elle devait protéger. Elle sert à tenir quelques jours, le temps d'une vraie réparation, pas à remplacer une couverture. Si la fuite est active et que vous ne pouvez pas attendre, appelez-nous : la mise hors d'eau passe avant la réparation définitive.

La saison joue aussi. La plupart des fuites se déclarent à l'automne et en hiver, quand les pluies battantes de l'ouest s'ajoutent au vent. Mais elles préexistaient souvent : l'écran avait cédé à l'été, la tuile avait glissé au printemps, et rien n'apparaissait tant que la pluie restait légère. Faire contrôler une toiture avant l'hiver, quand l'accès est facile, coûte moins que le faire dans l'urgence.

  • silicone, mastic et colle : ne tiennent pas sur tuile humide ou moussue ;
  • mousse expansive : soulève les rangs voisins et abîme les liteaux ;
  • goudron ou résine liquide : fissure au premier gel et masque l'entrée d'eau ;
  • bâche : seulement fixée à la charpente, lestée, et pour quelques jours.

Garder une toiture en tuiles étanche : entretien et contrôles

Une toiture en tuiles bien posée dure des décennies, à condition qu'on la regarde de temps en temps. Le contrôle de base est une visite annuelle ou tous les deux ans, et après chaque tempête marquée, pour repérer ce qui a bougé avant que l'eau ne le dise. On regarde les faîtières, les solins, les noues, les rives, les tuiles proches des arbres ; on dégage les feuilles des gouttières et des noues, qui retiennent l'eau et la renvoient sous les tuiles.

La mousse mérite son propre paragraphe, parce qu'elle fait fuir en silence. Un tapis épais dans les recouvrements retient l'eau et la pousse sous le rang suivant. Le démoussage, fait avec la méthode adaptée et sans haute pression, retire ce risque et permet de voir l'état réel des tuiles ; nous l'avons détaillé dans notre guide du démoussage. L'ombre des arbres, la proximité d'une haie et l'orientation nord accélèrent la repousse : tailler vaut mieux que nettoyer sans cesse.

Les accessoires de la toiture méritent la même attention que les tuiles. Un chapeau de cheminée, une sortie de ventilation, une antenne ou un capteur posés sur une toiture existante traversent la couverture : c'est un couvreur qui les raccorde, avec une pièce de zinc, de plomb ou d'aluminium façonnée, jamais avec un cordon de mastic. Une fenêtre de toit se pose de la même manière, avec son raccord d'étanchéité et sa collerette.

Enfin, après un sinistre, gardez les photos et prévenez votre assureur dans les cinq jours ouvrés. La couverture d'une fuite dépend du contrat et de la cause : un événement climatique reconnu n'est pas traité comme un défaut d'entretien. Le rapport photographié d'un couvreur, daté et localisé, est la pièce qui aide le plus à faire valoir la cause.

Comparer

Réparation ponctuelle, reprise de versant, réfection : ce qui les distingue

Réparation ponctuelle, reprise de versant, réfection : ce qui les distingue
CritèreRéparation ponctuelleReprise de versantRéfection complète
Quand elle s'imposeCause unique, couverture saine autourÉcran ou bois atteints sur un pan, reste sainPlusieurs versants touchés, tuiles friables partout
Ce qui est faitTuiles remises en place, solin ou faîtage refaitDépose du pan, support contrôlé, écran neuf, reposeDépose complète, charpente contrôlée, couverture neuve
Délai d'interventionUne visite, parfois une demi-journéeQuelques jours selon la surfaceUne à plusieurs semaines selon la toiture
Durée de vie de la réparationCelle de la couverture voisineCelle d'une couverture neuve sur le panCelle d'une couverture neuve
Risque si on la sous-estimeLa fuite revient ailleursLe pan voisin fuit à son tourSans objet

Ordres de grandeur issus de nos chantiers, pas une norme : la pente, l'accès et l'état du support déplacent chaque ligne. Le bon niveau d'intervention se décide après contrôle sous les tuiles, photos à l'appui.

Le budget

Ce qui fait varier le coût d'une réparation de fuite sur tuiles

Deux fuites qui se ressemblent au plafond peuvent demander une heure ou deux jours. Voici ce qui change le chiffrage, sans que nous donnions un prix au jugé.

01

La nature de la cause

Trois tuiles à remettre en place, un solin à refaire ou un écran à reprendre ne mobilisent ni le même temps, ni les mêmes matériaux.

02

L'accès à la toiture

Une toiture basse à l'échelle n'est pas une toiture haute qui demande une nacelle ou un échafaudage de pied, pour travailler en sécurité.

03

Le modèle de tuile

Une tuile courante se trouve ; une tuile ancienne ou discontinuée se récupère, se fait refaire ou se remplace par un modèle compatible.

04

L'état du support

Des liteaux ou des chevrons atteints par l'eau s'ajoutent à la couverture et se constatent à la dépose, pas avant.

05

Le nombre de points singuliers

Cheminée, lucarne, fenêtre de toit, noue : chaque raccord à reprendre est un poste du devis.

06

L'urgence

Une mise hors d'eau immédiate se distingue de la réparation définitive : les deux peuvent figurer sur deux lignes.

Cette page ne donne aucun prix au mètre carré ni à la tuile : seule la visite sur le toit permet de dire ce que votre fuite demande. Le devis est détaillé poste par poste, sans engagement.

Ce que dit la règle

Réparer une toiture en tuiles : TVA, déclaration, garanties et assurance

Réparer une fuite n'est pas qu'un geste technique : plusieurs règles s'appliquent, et elles pèsent sur le devis et sur vos recours.

01

TVA à 10 %

Les travaux d'amélioration et d'entretien d'un logement achevé depuis plus de deux ans relèvent du taux réduit de 10 %. L'attestation est supprimée depuis le 1er mars 2025 : la mention tient sur le devis et la facture.

02

Déclaration préalable si l'aspect change

Une réparation ou une réfection à l'identique ne demande rien. Un changement de tuile, de teinte ou de pente change l'aspect extérieur : déclaration préalable, Cerfa n° 13703, un mois d'instruction, deux mois et avis de l'Architecte des Bâtiments de France aux abords d'un monument historique.

03

Garantie décennale

Une reprise de versant ou une réfection engage la garantie décennale du couvreur pour dix ans. Une petite réparation ponctuelle ne relève pas toujours du même régime : la nature des travaux se lit sur le devis et l'attestation d'assurance.

04

Déclaration du sinistre

Une fuite consécutive à un événement climatique se déclare à l'assureur dans les cinq jours ouvrés (article L. 113-2 du code des assurances), photos et devis à l'appui.

Ces règles valent pour un logement de particulier et se précisent selon la situation : taux de TVA, zonage du plan local d'urbanisme, périmètre de monument historique, contrat d'assurance. Nous relevons ce qui s'applique à votre parcelle avant de chiffrer.

Une infiltration sous vos tuiles ?

Nous montons sur le toit, nous remontons la fuite dans l'axe de la pente et nous vous montrons les photos avant de chiffrer. Le devis est détaillé poste par poste, sans engagement.

Le déroulé

Comment se déroule une recherche de fuite sur tuiles avec nous

  1. 1

    Le premier échange

    Vous nous envoyez la photo de la tache, votre commune et l'âge approximatif de la toiture. Nous priorisons les infiltrations actives.

  2. 2

    La visite sur le toit

    Nous montons, nous contrôlons les points singuliers puis le plein de la couverture, et nous remontons la fuite dans l'axe de la pente.

  3. 3

    Le contrôle sous les tuiles

    Écran, liteaux, recouvrements : nous regardons ce que le dessus ne montre pas, et nous photographions chaque anomalie.

  4. 4

    Le devis détaillé

    Cause retenue, niveau d'intervention, accès, matériaux : chaque poste est écrit, sans engagement, avec la TVA qui s'applique à votre logement.

  5. 5

    La réparation et le compte rendu

    Intervention, vérification des tuiles voisines, photos avant et après, et conseils d'entretien pour éviter la récidive.

Fuite entre les tuiles

Fuite entre les tuiles : questions fréquentes

Une question qui n'est pas là ? Appelez le 06 67 47 37 32, la réponse est plus rapide que par écrit.

Pourquoi ai-je une fuite alors qu'aucune tuile n'est cassée ?

Parce que l'étanchéité ne tient pas aux tuiles seules. L'écran de sous-toiture, un solin, un faîtage, une noue ou un liteau pourri peuvent laisser passer l'eau sous des tuiles intactes. Le défaut se voit souvent mieux depuis les combles que depuis le toit.

Peut-on réparer soi-même une tuile qui a glissé ?

Nous le déconseillons. Monter sur des tuiles les casse, la chute est le premier risque du métier, et une tuile remise sans contrôle des voisines revient souvent. Si la fuite est active, protégez l'intérieur et appelez un couvreur avec des photos.

Le silicone peut-il boucher une fuite entre deux tuiles ?

Non. Il retient l'eau au lieu de la laisser s'écouler, ne tient pas sur une tuile humide ou moussue et se décolle au premier gel. Il complique ensuite la réparation, car il faut le retirer avant de travailler.

Une fuite entre les tuiles est-elle couverte par l'assurance ?

Cela dépend du contrat et de la cause. Un dégât consécutif à un événement climatique reconnu se déclare dans les cinq jours ouvrés ; un défaut d'entretien est traité autrement. Gardez les photos de la fuite et un rapport de couvreur daté.

Comment distinguer une fuite d'une condensation ?

Une fuite suit la pluie et sa tache grandit par épisodes. La condensation apparaît par temps froid et humide, sans pluie, avec un ruissellement sur la sous-face de la couverture : elle vient d'une ventilation insuffisante des combles et se traite autrement.

Combien de temps dure une réparation de fuite sur tuiles ?

Quelques tuiles ou un solin se reprennent en une demi-journée ou une journée. Une reprise de versant demande quelques jours selon la surface, la météo et l'état du support. Le délai est précisé sur le devis après la visite.

Faut-il changer toute la couverture après une fuite ?

Pas forcément. Si la cause est locale et le reste sain, une réparation ou une reprise de versant suffit. La réfection se discute quand plusieurs versants fuient, que les tuiles se délitent ou que la pente ne convient pas au modèle posé.

Intervenez-vous pour une fuite de toiture autour de Blain ?

Oui, dans un rayon de trente kilomètres autour de Blain, avec une visite sur le toit avant de chiffrer. Envoyez-nous une photo et votre commune : nous disons si la reprise est ponctuelle ou plus large.

Où nous intervenons

Blain et 30 km alentour

Nous intervenons partout sur cette zone, aux mêmes conditions. Neuf communes ont leur page dédiée ; les autres sont desservies de la même façon.

Également desservies : Le Gâvre, Bouvron, Vay, La Grigonnais, Saffré, Abbaretz, Campbon, Grandchamp-des-Fontaines, Nozay, Vigneux-de-Bretagne, Casson, Derval, Marsac-sur-Don, Guenrouët, Orvault.

Un projet, une fuite, une question ?

Nous venons voir, puis nous chiffrons poste par poste, dans toute la zone d'intervention. Nous répondons de 8h à 20h du lundi au vendredi, et de 8h à 13h le samedi.

Appeler06 67 47 37 32Demander un devis